Sans trop forcer – André VELTER

A Palmyre, en 2003, André Velter écrivait ce poème…

Ce monde-ci tel qu’il va n’est pas le mien.
Mais la merveille de ce qui est
veille et s’éveille partout
sans trop forcer le destin ni la note.


Aux mains des teinturiers d’Alep
la soie trouve encore sa lumière
entre les plis de l’arc-en-ciel…
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L’espérance – Andrée Chedid

J’ai ancré l’espérance
aux racines de la vie
*
Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits
*
Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbarie
*
Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir
*
J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.

Andrée Chedid – Mars 2004

Merci à Di_chap qui a posté cette photo sur Flickr le 14 novembre 2015 avec cette mention : »Dédiée à tous ceux et celles qui ne verront plus jamais un lever de soleil… »
Voici le lien qui vous permettra de découvrir l’album de Di_chap.
https://www.flickr.com/photos/chap_d

Quelques mots pour griffer le néant…

Et soudain la ligne se brise
Le fil se casse
La corde rompt…
Comme un couperet qui claque
Clap de fin
Une vie s’éteint.

Nous qui restons
Debout mais chancelants
Unis tous différents
Sidérés

AVANCER
AVANCER

Même si le vertige est immense
Entre la terre et le ciel
Entre le ciel et la terre

Avancer
Comme un seul homme
Avancer
Main dans la main

Et chercher la lumière
Elle qui toujours quelque part nous attend
Nous, les allumeurs de réverbères.

Marie-Pierre Charlec
14/11/2015

Comptines et fabulettes…c’est mercredi !

Je viens de découvrir le poète belge Pierre CORAN. Pierre CORAN a fait sienne la maxime de Charles Joseph de Ligne :« J’avance dans l’hiver à force de Printemps ». Moi, cela me donne envie de le suivre…et vous ?

Découvrez, avec vos enfants ou petits enfants, le poème ANAGRAMME…

Par le jeu des anagrammes,
Sans une lettre de trop,
Tu découvres le sésame,
Des mots qui font d’autres mots.

Me croiras-tu si je m’écrie
Que toute neige a du génie ?

Vas-tu prétendre que je triche
Si je change ton chien en niche ?

Me traiteras-tu de vantard
Si une harpe devient un phare ?

Tout est permis en poésie
Grâce aux mots l’image est magie.

To the Oracle at Delphi – Lauwrence FERLINGHETTI

A l’heure où médias et politiques  se prennent régulièrement pour des visionnaires, les seuls à même de nous dévoiler ce que sera demain, allons à Delphes… avec  Lauwrence Ferlinghetti…  à la rencontre de la Pitti.  

A lire ou à écouter en cliquant sur le lien tout en bas de ce post….

image

Great Oracle, why are you staring at me?
do I baffle you, do I make you despair?
I, Americus, the American,
wrought from the dark in my mother long ago,
from the dark of ancient Europa–
Why are you staring at me now
in the dusk of our civilization–
Why are you staring at me
as if I were America itself
the new Empire
vaster than in ancient days
with its electronic highways
carrying its corporate monoculture
around the world
And English the Latin of our days

Great Oracle, sleeping through the centuries,
Awaken now at last
And tell us how to save us from ourselves
and how to survive our own rulers
who would make plutocracy of our democracy
in the Great Divide
between the rich and the poor
in whom Walt Whitman heard America singing.

O long-silent Sybil,
you of the winged Dreams,
Speak out from your temple of light
as the serious constellations
with Greek names
still stare down on us
as a lighthouse moves its megaphone
over the sea
Speak out and shine upon us
the sea-light of Greece
the diamond light of Greece

Far-seeing Sybil, forever hidden,
Come out of your cave at last
And speak to us in a poet’s voice
the voice of the fourth singular
the voice of the inscrutable future
the voice of the people mixed
with a wild soft laughter
And give us new dreams to dream,
Give us new myths to live by !

 

Lawrence FERLINGHETTI – 2001
Read at Delphi on March 21, 2001 at the UNESCO WORLD POETRY DAY

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