Courir le monde…

Le Mont Blanc fait partie de ces noms mythiques qui, à leur simple évocation, nous donne des ailes et l’envie de nous mettre en chemin..

Faites rouler ces deux mots « Mont Blanc » dans votre bouche, savourez en la rondeur, imaginez vous cette étendue de glace et de neige… l’ivresse des sommets ne vous guette-t-elle pas déjà ?

Poursuivons l’aventure avec André Velter ….

Par la seule magie de leurs noms
il est des villes perdues ou non
d’Aden à Zanzibar
qui chantent dans nos mémoires.

Ô cette rumeur de l’inconnu
au coin des rues de la terre
à Samarkand comme à Shanghaï
avant même que d’y être…

Le refrain qui a ouvert la route
parle au cœur et aux songes
de Tombouctou, de Bénarès, de Louxor
et d’Antioche-sur-Oronte :

c’est à l’oreille aussi
qu’il faut courir le monde.

André VELTER
Paris, 7 juin 2005

Debouts et main dans la main, construisons le monde de demain !

Coup de chapeau aux Editions rue du monde ! Cette jeune Maison nous propose ‘d’interroger et d’imaginer le monde’ grâce notamment à des recueils de poèsie

Aujourd’hui, je veux partager avec vous un texte du poète marocain Abdellatif LAÂBI, texte écrit à la suite des événements de janvier en France. Ce texte fait partie d’un ouvrage, à paraître au printemps, sous le titre ‘Je rêve le monde assis sur un vieux crocodile’.

A partager, à transmettre, à offrir à nos enfants pour tous ensemble construire un monde plus apaisé, plus harmonieux, plus doux…

 

 

J’atteste

J’atteste qu’il n’y a d’Etre humain
que Celui dont le cœur tremble d’amour
pour tous ses frères en humanité
Celui qui désire ardemment
plus pour eux que pour lui-même
liberté, paix, dignité
Celui qui considère que la Vie
est encore plus sacrée
que ses croyances et ses divinités
J’atteste qu’il n’y a d’Etre humain
que Celui qui combat sans relâche la Haine
en lui et autour de lui
Celui qui quand il ouvre les yeux au matin
se pose la question :
Que vais-je faire aujourd’hui pour ne pas perdre
ma qualité et ma fierté
d’être homme ?

Abdellatif LAÂBI Janvier 2015

 

La vie frappe à ma porte…

Pour débuter cette nouvelle semaine, je ne résiste pas à l’envie de vous offrir un nouveau poème de Jacques Petit, ‘La Bergeronnette’, tiré de son recueil Fabulettes (éditions Jérôme Do Bentzinger). Bonne lecture et que votre semaine vous apporte  douceur et joie !

FABULETTESLa bergeronnette

Sortant de sa couette

Dans le petit matin

Vois la bergeronnette

Poussant sa chansonnette

Sur la branche d’un pin

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Tu seras un homme, mon fils

Arianne et Lou mon petit-fils...!!!

https://www.flickr.com/photos/deniscollette/

Si…

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

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Comptines et Fabulettes…c’est mercredi avec Jacques Petit

Aujourd’hui, partageons un joli moment avec un peintre poète ! Je vous invite à découvrir les Fabulettes de Jacques PETIT. Des textes bien ciselés et magnifiquement illustrés. Au dos de la couverture de ce petit livre publié aux éditions Do Bentzinger, on peut lire : ‘Fabulettes est un livre de chevet dans lequel l’artiste Jacques Petit prouve que peinture et poésie ne font qu’un ».

JACQUES PETIT POEME

La Souris Grise

Une souris grise

Qui se promenait

Le long de l’allée

Est venue buter

Sur le nez du chat,

Nourriture exquise

         AH…

Mais sous la pierre grise

Tout juste à côté

Le long de l’allée

Elle s’est abritée.

Furieux et baba

Privé d’une aubaine

Paraissant certaine,

Le chat reste coi.

« La folle au myosotis »…ou comment embellir le monde tout simplement…

Myosotis

Elle se dit : un jour, quand l’assaut de la laideur sera devenu tout à fait insupportable, elle achètera chez une fleuriste un brin de myosotis, un seul brin de myosotis, mince tige surmontée d’une fleur miniature, elle sortira avec lui dans la rue en le tenant devant son visage, le regard rivé sur lui afin de ne rien voir d’autre que ce beau point bleu, ultime image qu’elle veut conserver d’un monde qu’elle a cessé d’aimer. Elle ira ainsi par les rues de Paris, les gens sauront bientôt la reconnaître, les enfants courront à ses trousses, se moqueront d’elle, lui lanceront des projectiles, et tout Paris l’appellera : la folle au myosotis…L’Immortalité – KUNDERA